Du Grand Plateau trois voies d'accès s'offrent à l'alpiniste.
Tout à fait à gauche, entre les parois verticales des Rochers Rouges et du Mont-Maudit, s'ouvre une vallée profondément encaissée, pleine de neige poudreuse et molle, où l'on enfonce jusqu'aux genoux, dissimulant de nombreuses et dangereuses crevasses; c'est le Corridor. Il se termine au Col de la Brenva au-dessus des célèbres escarpements du même nom. De là, on gagne le Mur de la Côte, constitué par une pente de glace haute de 60 à 70 mètres de cinquante degrés d'inclinaison. Une fois le mur franchi, on suit l'arête Est du Mont-Blanc dans la direction du sommet par les Petits Rochers Rouges et les Petits Mulets: une pente douce conduit alors au point culminant, 4810 mètres.
La seconde voie d'accès est «l'ancien passage» celui dans lequel s'engagèrent Balmat et le Dr Paccard; elle suit le flanc droit des Rochers Rouges.
Dans les séracs du Mont-Blanc.
Le Mont-Blanc vu du val Ferret.
Le passage le plus fréquenté est celui du Col du Dôme que l'on aperçoit droit devant soi, lorsqu'on arrive au Grand Plateau. Il n'offre aucune difficulté. Et puis l'arête des Bosses dans l'air transparent est là, tentante, lumineuse, rassurante: c'est la route sûre.