[50] En dehors de la surdité, sa santé empirait de jour en jour. Depuis octobre 1816, il était très malade d’un catarrhe inflammatoire. Pendant l’été de 1817, son médecin lui dit que c’était une maladie de poitrine. Dans l’hiver 1817-1818, il se tourmenta de cette soi-disant phtisie. Puis ce furent des rhumatismes aigus en 1820-1821, une jaunisse en 1821, une conjonctivite en 1823.

[51] Remarquer que de cette année date, dans sa musique, un changement de style, inauguré par la sonate op. 101.

Les cahiers de conversation de Beethoven, formant plus de 11 000 pages manuscrites, se trouvent réunis aujourd’hui à la Bibliothèque royale de Berlin.

[52] Schindler, qui devint l’intime de Beethoven, depuis 1819, était entré en relations avec lui dès 1814; mais Beethoven avait eu la plus grande peine à lui accorder son amitié; il le traitait d’abord avec une hauteur méprisante.

[53] Voir les admirables pages de Wagner sur la surdité de Beethoven. (Beethoven, 1870.)

[54] Il aimait les bêtes et avait pitié d’elles. La mère de l’historien von Frimmel racontait qu’elle avait conservé longtemps une haine involontaire pour Beethoven, parce que, quand elle était petite fille, il chassait avec son mouchoir tous les papillons qu’elle voulait prendre.

[55] Il se trouvait toujours mal logé. En trente-cinq ans, il changea trente fois d’appartement, à Vienne.

[56] Beethoven s’était adressé personnellement à Cherubini, qui était «de ses contemporains celui qu’il estimait le plus». (Nohl, Lettres de Beethoven, CCL.) Cherubini ne répondit pas.

[57] «Je ne me venge jamais, écrit-il ailleurs à Mme Streicher. Quand je suis obligé d’agir contre d’autres hommes, je ne fais que le strict nécessaire pour me défendre, ou pour les empêcher de faire le mal.»

[58] Nohl, CCCXLIII.