J'appréciais grandement le charme de ce jeu lascif si nouveau pour moi. Je glissais ma langue et mes doigts dans le réduit si luxurieusement ombragé ; je caressais, pelotais sa fente et ses fesses. De son côté, elle n'était nullement paresseuse à user avec moi de réciprocité et les savantes manœuvres de sa langue dans mon conin portèrent ma surexcitation au paroxysme. Je me démenai peu à peu de la façon la plus lubrique, j'écrasai ma fente sur ses lèvres et, bientôt, dans une sensation impossible à décrire, je sentis un jet traverser mes parties secrètes et j'inondai sa bouche de ma juvénile décharge à l'instant précis où elle récompensait mes soins de la même façon.
Quelques minutes après, nous nous disposions à dormir, non sans nous être promis de bientôt recommencer.
Tel fut mon début dans ma vie de pension ; je ne vous ennuierai pas à vous décrire maintes et maintes scènes semblables qui se déroulèrent par la suite ; je vous dirai simplement qu'il en était de même à peu près chaque nuit ; nous changions fréquemment de partenaires et c'est de là que j'ai pris le goût d'avoir des compagnes de lit, surtout quand elles ont été au préalable bien stimulées par une bonne fessée.
Miss Flaybum usait envers nous de la plus stricte sévérité et fréquemment il nous fallait passer sous la verge qu'elle maniait avec une remarquable virtuosité. Pour ce faire, nous étions, en général, juchées à califourchon sur le dos d'une vigoureuse servante enchantée de jouer son rôle.
Avant de fermer cette lettre, je veux vous donner un échantillon de la façon dont nous étions châtiées à mon époque.
Je ne puis me rappeler exactement pourquoi je subis la fessée en cette circonstance, mais ce dut être pour une réponse impertinente à Miss Herbert, l'institutrice anglaise, vieille fille de trente ans, revêche, qui ne tolérait jamais le moindre manque de respect.
Miss Flaybum prit place sur une sorte de plateforme sur laquelle elle trônait d'habitude quand elle était dans la salle d'études.
Miss Herbert. — Madame, Miss Coote, que voici, a été inconvenante avec moi et m'a traité de vieille bougon.
Miss Flaybum. — C'est d'une rare inconvenance, Miss Rosa Belinda Coote (elle donnait toujours aux pénitentes leur nom tout entier), je vais vous corriger avec la verge ; appelez Maria pour la mettre en tenue.
La vigoureuse Maria arrive aussitôt et me conduit dans une sorte de petit vestiaire consacré à la déesse de la flagellation, si tant est que cette divinité existe ; là, elle me dépouille de tous mes vêtements, sauf ma chemise et mon pantalon, et me fait revêtir un costume de pénitence consistant en une cornette blanche et une longue tunique semblable à une chemise de nuit, serrée au cou et à la taille par une coulisse.