Puis on me ramène devant Miss Flaybum ; je rougis profondément en me voyant le point de mire de mes camarades en ce dégradant costume.
Maria dépose à mes pieds une poignée de verges réunies par un joli ruban ; il me faut la ramasser, l'embrasser avec respect et demander à ma maîtresse de m'en fouetter vigoureusement. Ceci était terriblement mortifiant, surtout la première fois, et malgré la familiarité qui régnait entre nous, dans le dortoir.
Miss Flaybum, se levant avec une grande dignité, fait un geste de la main et Miss Herbert, assistée par l'institutrice allemande Frau Bildaur, me fait grimper sur le large dos de Maria et épingle le vêtement au-dessus de ma taille ; puis, avec un plaisir évident, elle écarte largement la fente de mon pantalon, de façon à bien étaler mes fesses nues ; plus compatissante, la jeune allemande me jette un regard de sympathie.
Miss Flaybum. — Je vais vous administrer une douzaine de coups et puis vous demanderez pardon à Miss Herbert.
Méthodiquement comptés, les coups s'abattent alors vigoureusement appliqués, et la verge s'enfonce dans mes globes élastiques avec un son mat. Mes fesses qui ressentent vivement la morsure de l'instrument, sont bien vite rouges et congestionnées. La vue de mon postérieur qui se tortille doit être un exemple édifiant pour mes compagnes dont ce peut être le tour d'un moment à l'autre. Bien que je me démène et pousse les hauts cris en témoignage de ma souffrance, ce que je ressens n'est qu'une caresse auprès de ce que j'avais souffert entre les mains de Sir Eyre ou de Mme Mansell. La partie la plus désagréable de la punition était la dégradante cérémonie qui la précédait et le ridicule costume qu'il fallait endosser.
La douzaine bien et dûment reçue, j'eus d'abord à demander pardon à Miss Herbert, puis à embrasser de nouveau la verge et à remercier Miss Flaybum de ce qu'elle appelait son indulgente correction. On me permit alors de me retirer et de reprendre mes vêtements. Je pourrais vous décrire maintes scènes analogues, mais dans ma prochaine lettre, je vous raconterai, avec mes adieux à la vie de pension, la vengeance que nous exerçâmes sur Miss Flaybum et la gouvernante anglaise.
Je reste, chère Nelly, votre affectionnée
Rosa Belinda Coote.
LETTRE V
Ma chère Nelly,