La pauvre femme, très honteuse, pousse de gros soupirs et n'essaie pas de se défendre. Jane et Mademoiselle lui enlèvent sa belle robe bleue et découvrent une jolie paire d'épaules bien blanches, contrastant avec la rougeur que la scène précédente a semée sur sa figure et sur son cou. C'est une jolie femme aux cheveux brun fauve, aux yeux noirs ; elle a des bras bien ronds et des mains fraîches qui dénotent qu'elle ne se livre pas à la maison à des travaux trop pénibles. Ses vêtements ne sont pas luxueux, mais très propres et coquettement ornés de dentelles à bon marché. On la dépouille de tout et elle reste comme ses filles, sans culotte. Elle rougit jusqu'aux oreilles en voyant ses charmes abondants exposés tout nus à nos regards. Son mont de Vénus, très proéminent, est ombragé d'une large toison bouclée de la teinte de ses cheveux.
Miss Coote. — En vérité, Madame White, comment osez-vous venir vous faire fouetter sans avoir rien pour cacher votre modestie. C'est tout à fait inconvenant, vous blessez notre pudeur. Comment allons-nous faire?
Mademoiselle. — Je me doutais de la chose. Je me suis amusée, avant le dîner, à lui confectionner un véritable tablier de feuilles de figuier. Voyez comme cela fera bien sur elle et fera ressortir la teinte de sa chair.
La pauvre femme pleure d'humiliation à nos remarques railleuses et à nos plaisanteries sur les deux jolis gigots qu'elle possède et la manière dont nous allons les faire cuire. On lui ajuste adroitement le tablier autour des reins et on m'apporte une superbe verge de longs brins fraîchement coupés, élégamment ornementés de rubans de couleur. On la fait mettre à genoux pour embrasser l'instrument et, répétant les mots que Jane lui souffle à l'oreille, elle balbutie : « Ma chère… Miss Coote… Oh! ff… fouettez-moi… je vous en prie… bien… bien fort… car j'ai été très… indélicate… oui… oh! pardon! pardon! ne soyez pas trop sévère!
Ces derniers mots, nullement dictés par Jane, lui échappent malgré elle. Terrorisée d'avance, les larmes ruissellent sur ses joues lorsqu'on la relève pour l'étendre sur l'échelle très inclinée ; les bras et les jambes sont écartés autant qu'il est possible, on la ficelle étroitement, si bien qu'elle peut à peine remuer les jambes ou tortiller les fesses.
Miss Coote. — Vous n'avez qu'à moitié avoué votre culpabilité, mais votre cul, bien échauffé, réveillera vos souvenirs.
La verge siffle dans l'air autour de la victime qui frémit dans l'appréhension du coup.
Soudain, vzz! vzz! vzz! Trois fois l'instrument s'abat sur le gros derrière où il marque son passage par des raies rouges entrecroisées, les feuilles vertes volent dans toutes les directions. Rudement touchée, la victime manifeste sa souffrance par des cris aigus : « Hola! ah! oh! ça fait trop mal! je n'en peux plus! Épargnez-moi! » Les muscles de son dos et de ses reins montrent par leur tension la sensation de souffrance qu'aggrave encore sa position écartelée.
Miss Coote. — Quoi! vous criez déjà? où donc est votre courage? Vos filles sont moins douillettes que vous! Au fait, criez si vous voulez, cela vous empêchera peut-être de sentir mes coups. Je ne fais que commencer et ne suis pas encore bien en train. Allons! Je continue!
Vzz! vzz! vzz! la verge reprend son office et s'abat lentement et méthodiquement, pendant deux longues minutes.