Quand on eut déroulé toutes les boucles de sa chevelure, je lui fis enlever son pantalon, et elle resta en chemise, toute confuse d'être ainsi exposée ; ses joues naturellement colorées avaient tourné au rouge cerise. Elle considérait évidemment les recherches comme terminées, aussi protesta-t-elle lorsque je donnai l'ordre d'enlever le dernier voile.

— Oh! Oh! je vous en prie, épargnez-moi cette honte, il ne peut rien y avoir dans ma chemise.

Miss Coote. — Mais autre part, il peut y avoir quelque chose.

Sa physionomie prit soudain un air de détresse qui me convainquit que je n'étais plus loin du but ; ses cuisses étaient serrées l'une contre l'autre et elle cachait de ses deux mains son monticule encore imberbe.

Miss Coote. — Donnez-moi une verge, Jane, je vais la faire danser.

Prenant l'instrument en main, j'en cinglai les doigts de Selina. « Enlevez vos mains, mademoiselle et sautez un peu! » Un second coup s'abattit sur les fesses nues ; la cuisson fit hurler la jeune fille, dont les cuisses demeurèrent néanmoins serrées. De bas en haut, je lui appliquai un troisième coup encore plus sévère : « Ouvrirez-vous enfin vos cuisses, mademoiselle, et danserez-vous? » Cette fois, l'effet fut prompt. Poussant un cri terrible, la victime se jeta sur le tapis ; mais il lui fut impossible d'empêcher la chute de la bague qui roula sur le parquet.

Décrire la confusion, la consternation de la malheureuse serait impossible. Maintenant que sa culpabilité était si complètement établie, elle était devenue pourpre, et essayait de cacher sa figure dans ses mains ; ses fesses et l'intérieur de ses cuisses portaient les marques rouges que le dernier coup de verge y avait laissées.

Miss Coote. — Regardez-moi cette petite voleuse. Elle pense se cacher en cachant sa figure, et elle n'a pas plus honte d'étaler ses parties secrètes que de s'en servir pour cacher ma bague. Voilà une ruse bien dégoûtante! Jane remettez-lui sa chemise et son pantalon, si elle manque de décence j'en aurai pour elle, et je tiens à ce que la fessée se passe décemment et dans les règles.

Jane et Polly la relevèrent et lui passèrent chemise et pantalon. Elle demeura alors devant moi, toujours pleurant de honte et de souffrance. Jamais je n'avais vu victime plus délicieuse à contempler. Elle avait la carnation mate des brunes, sa chevelure presque noire tombait plus bas que son dos jusqu'à ses genoux, ses globes mignons et bien ronds pointaient impudemment leurs minuscules boutons au-dessus de sa petite chemise qui, par en bas lui couvrait à peine les cuisses. Elle était, tout autour, coquettement ornée de dentelles comme pour attirer l'attention sur ses cuisses galbées et sur ses mollets, ceux-ci mis en relief par des bas de soie bleue, de jolies jarretières et d'élégantes bottines.

Jane lui glissa quelques mots à l'oreille et elle s'agenouilla humblement devant moi, me disant d'une voix entrecoupée de sanglots :