— Oh! comment puis-je oser vous parler, chère mademoiselle Coote! Je… Je… suis si honteuse… de moi… Me… Me pardonnerez-vous jamais! Oh! que dois-je faire! Voulez-vous me… me punir… comme je le mérite… et me guérir… de… cet affreux penchant? Je vous assure, Miss Coote, c'est plus fort que moi! mes doigts… mes doigts… saisissent les objets, même… quand je sais… que je n'en ai pas besoin.
Puis elle embrassa la verge et éclata en sanglots nerveux.
Selon mes instructions, la victime est allongée sur l'échelle que je préfère d'habitude au poteau ; m'étant munie d'une verge très souple, faite de légers brins de baleine, qui devaient cingler terriblement sans causer de sérieux dommages, je me levai et me dirigeai vers l'échelle pour commencer, mais auparavant, je fis un peu desserrer ses liens et fis placer sous son ventre un gros traversin de divan, puis on resserra ses liens de façon à ce que son derrière fut bien en saillie. Le pantalon fut épinglé et fixé sous ses aisselles. La pauvre Selina ne savait que trop ce qui l'attendait. Ses larmes s'étaient arrêtées, mais elle m'implorait piteusement, me suppliait de la pardonner, d'attendre, de la mettre à l'épreuve, pour voir si elle volerait encore quelque chose.
Miss Coote, riant. — Ma foi! Vous faites une jolie poltronne! J'aurai cru qu'une voleuse aussi intrépide montrerait plus d'énergie, car je vous ai jusqu'ici à peine touchée. Vous ne serez pas cinglée plus que vous ne pouvez l'endurer. Si je ne vous guérissais pas tout de suite de ce vice, vous recommenceriez à la prochaine occasion.
Selina. — Mes bras et des jambes sont trop écartés et mon pauvre derrière me cuit des trois cinglées que vous lui avez administrées. Oh! Grâce! Pitié! Chère miss Coote.
Miss Coote. — Je ne m'attarderai pas à écouter de pareils enfantillages. Vous êtes aussi menteuse que voleuse ; miss Selina, le ferez-vous encore… dites… dites?
Trois coups bien cinglants s'abattent sur la chair exposée ; la baleine siffle dans l'air où la fouetteuse la brandit avant de fouetter pour mieux faire vibrer les coups.
Selina. — Ah! Ah! Ahhh! Je n'en puis plus… Vous me lacérez avec des lanières de fer rouge! Oh! Oh! Jamais plus je ne recommencerai!
Ses fesses sont sillonnées de petites lignes rouges et la terrible souffrance qu'elle éprouve est encore accrue par la tension de ses chevilles et de ses poignets, car elle ne peut s'empêcher de sursauter à chaque coup.
Miss Coote. — Vous n'avez pas l'air d'apprécier cela, Selina ; mais c'est vraiment pour votre bien. Que diriez-vous si l'on vous cinglait réellement avec un fer rouge? Vous chanteriez une bien autre chanson. Mais je perds mon temps : tenez… tenez… tenez… tenez… Vous n'avez encore reçu que six coups, pourquoi hurlez-vous comme une petite nigaude?