Au temps où tout l’univers est jeune, mon garçon,
Où tous les arbres sont verts,
Où toute vie est un cygne, mon garçon,
Où toute donzelle est une reine,
Alors, chausse tes bottes, et à cheval, mon garçon,
Et lance-toi à travers le monde.
Le jeune sang doit circuler librement, mon garçon,
Et il n’est pas de chien qui n’ait son jour.
Au bout de sept ans, il plut à la Nécessité, dont nous sommes tous les serviteurs, de s’adresser à moi en ces termes :
— Maintenant vous avez besoin de ne plus rien faire du tout. Vous êtes libre de vous donner du bon temps. J’ôterai de votre cou le joug de l’esclavage pendant un an. Quel usage comptez-vous faire de mon présent ?