Lorsque j’eus excédé tous ceux qui me connaissaient, je m’enfuis à Calcutta.

Je fus peiné de reconnaître qu’elle s’obstinait à être une ville et à s’occuper de transactions commerciales, alors que j’avais formellement pesté contre cela un an plus tôt.

Cette malédiction, je la réitère dans l’espoir que cette capitale malodorante sera anéantie.

On est obligé de se mettre à fumer dès cinq heures du matin, — alors qu’il ne fait ni jour ni nuit, — en passant le pont d’Howrah, car mieux vaut avoir la migraine, grâce à l’honnête nicotine, que d’être empoisonné par des puanteurs.

Et un homme qui était d’ailleurs un homme distingué, bien qu’il travaillât et des mains et de la tête, me demanda pourquoi l’on permettait au scandale de l’exode pour Simla de se perpétuer.

A cet homme je répondis :

— C’est parce que cet égout n’est point fait pour être habité par des hommes. C’est parce qu’à vous tous, vous êtes une gigantesque erreur, — vous et vos monuments, et vos négociants, et tout le reste de vos affaires. Je me réjouis qu’on ait prodigué par vingtaines les lakhs de roupies pour installer des administrations publiques à Simla, qu’on en dépense des vingtaines et des vingtaines pour la ligne Delhi-Kalka, afin que les gens civilisés puissent s’y rendre commodément. Lorsque la ligne sera ouverte, votre grande cité sera morte et enterrée, il ne sera plus question d’elle, et j’espère que cela vous servira de leçon. Votre cité pourrira, Monsieur.

Et il dit :

— Lorsque les gens meurent ici, au bout de cinq jours ils sont transformés en adipocire, si le temps est pluvieux. Ils se saponifient, vous savez.

Je dis :