— Je me demande si vraiment les amers à l’angostura sont bons avec le whisky, dit le Professeur en caressant le col de la bouteille.

L’Inde ! cela n’existe nulle part : il n’y eut jamais un journal intitulé le Pionnier. Tout cela c’était un rêve pénible.

Les seules réalités de ce monde, ce sont des mers azurées, des ponts bien balayés, des tapis moelleux, de chauds rayons de soleil, l’air chargé d’une odeur saline, et une indolence futile, insondable.

II

J’ai eu part à tout ce que j’ai rencontré,

Et pourtant toute aventure est une arche à travers laquelle

Passe la lueur de ce monde inexploré, dont la limite s’efface

Toujours et encore, à mesure que j’avance.

Il y avait donc un fleuve et une barre, un pilote et une forte proportion de mystère nautique.

Le capitaine dit que le voyage de Calcutta touchait à son terme et que dans quelques heures nous serions à Rangoon.