Pour détails supplémentaires s’adresser au Club du Pegu, seconde table de la rangée de gauche à partir de l’entrée.

En une heure maudite, j’essayai de rendre la vie au commerce mouvant de Moulmeïn, et dans ce but, je fis promettre à un indigène de l’endroit de venir le lendemain matin à bord du steamer avec un assortiment de soieries birmanes.

C’était une traversée de cinq minutes et il aurait pu rester tout ce temps à la poupe.

Le matin vint, mais non l’homme.

Pas un bateau de melons d’eau, de melons d’eau charnus, cramoisis, ne s’approcha du navire.

Comme nous glissions sur le fleuve, en route pour Penang, je vis les éléphants jouer avec les poutres de teck, l’air aussi solennel, aussi mystérieux que jamais.

Ils étaient les principaux habitants, et, autant que je pus le voir, les maîtres de l’endroit.

Leur léthargie avait corrompu la ville, et lorsque le professeur voulut les photographier, je crois qu’ils s’en allèrent avec dédain.

Nous voici maintenant en route pour Penang avec une température de 70 degrés centigrades dans les cabines, et, sur le pont, la température que vous voudrez.

Nous avons épuisé toute notre littérature, bu deux cents limonades au citron, joué à quarante jeux de cartes différents (en grande partie, des patiences), organisé une loterie sur la course (si l’enjeu avait été de mille roupies au lieu de dix je ne l’aurais pas gagné !) enfin nous avons passé dix-sept heures sur vingt-quatre à dormir.