Je gravis donc les degrés de la côte, bien que chaque tas de pierres me criât : « Assieds-toi », et je finis par découvrir un petit cours d’eau qui glissait sur la face d’un rocher, pendant qu’un cours d’eau bien plus considérable descendait sur la mienne.
Puis, nous partîmes pour déjeuner, l’estomac méritant toujours plus d’égard qu’aucun stock de sentiment.
Un détour de la route fit disparaître les jardins et taire le bruit des eaux et cette aventure finit pour toujours.
Les aventures sont comme les cigares. Elles commencent désagréablement. Au milieu elles ont un goût parfait, et quand on arrive au bout, ce sont choses bonnes à jeter et qu’il ne faut jamais ramasser…
Il se nommait John et avait une tresse de cinq pieds de long, en vrais cheveux et non en soie tressée.
Il tenait un hôtel sur la route et nous fit manger un poulet dans la chair innocente duquel avaient été introduits de force des oignons et d’étranges légumes.
Jusqu’alors nous avions redouté les Chinois, surtout quand ils cuisinaient, mais en ce moment nous aurions mangé tout ce qu’ils nous auraient servi.
Le repas se termina par une pomme de pin, d’une demi-guinée, et une sieste.
C’est là une belle chose, que nous autres gens de l’Inde — mais je ne suis plus de l’Inde, — nous ne comprenons point.
Vous vous allongez et vous laissez le temps passer.