Mais ici commence le corps principal, fort de quelques centaines de mille, à ce qu’on dit.
N’était-ce pas De Quincey qui avait en horreur les Chinois, leur inhumanité et leur nature impénétrable[14] ?
[14] Voir Confession d’un mangeur d’opium, trad. V. Descreux.
Certainement les gens de Penang ne sont pas beaux : ils sont mêmes terribles à contempler.
Ce sont des travailleurs énergiques, chose évidemment malhonnête dans ce climat, et leurs yeux ressemblent parfaitement à ceux des dragons, leurs animaux favoris.
Nos dieux indous sont passables. Il en est même de facétieux — témoin notre gros pansu de Ganesh, mais que faire d’un peuple qui se complaît en des monstres rampants et met aux arêtes de ses toitures des guirlandes de flammes, ou des vagues marines ?
Ils fourmillaient partout, et toutes les fois qu’il s’en trouvait trois ou quatre ensemble, ils mangeaient des choses innommables.
Ne raffolent-ils pas des boyaux de canard ?
Nos passagers du pont, je le sais, faisaient un somptueux festin avec des détritus mendiés au maître d’hôtel et assaisonnés de poudre insecticide pour écarter les fourmis.
Cela, je le répète, n’est point naturel : quand on travaille comme un homme, on doit se nourrir comme un homme.