J’arrivai à comprendre très bien, après une couple d’heures (cette expression sent bien son Globe-trotter) une couple d’heures passées dans la ville chinoise, pourquoi l’Anglo-Saxon de caste inférieure déteste le Céleste.

— Il m’a fait peur : en conséquence, je n’ai pris aucun plaisir à regarder ses demeures, ses marchandises, et sa personne…

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L’odeur de l’encre d’imprimerie est étonnamment pénétrante.

Elle m’attira, me fit monter deux étages pour me conduire dans un bureau où les services d’échange étaient épars dans un charmant désordre, où une petite presse à main tirait à grand bruit des épreuves à la bonne vieille mode.

Une feuille qui ressemblait un peu à la Gazette de l’Inde prouvait que les Établissements des Détroits, — eux aussi ! — avaient bien leur gouvernement à eux, et je poussai un soupir de regret pour un passé défunt, lorsque mes yeux tombèrent sur la belle phraséologie officielle qui ne varie jamais.

Comme nous sommes toujours les mêmes, nous les Anglais !

Voici un extrait d’un rapport : « Et les décors à la Chinoise qui ornaient jadis les murs du bureau ont été couverts de badigeon ».

C’était justement de cela que j’allais m’enquérir.

De quelle façon allait-on traiter les décors chinois dans tout Penang ? Est-ce qu’on tenterait sagement de les faire disparaître ?