Ce matin, elle s’est avancée vers moi et a dit comme si c’était la chose la plus naturelle du monde :

— Monsieur, puis-je enlever votre tasse à thé ?

C’était une femme de vraie race blanche et le salon était plein de métisses portugaises, lourdes créatures.

Un jeune Anglais la laissa prendre sa tasse, et ne se retourna même pas quand elle la lui rendit !

Cela est terrible et me montre mieux que ne le fit quoi que ce soit, combien je suis loin du bienheureux Orient !

Elle (la maîtresse d’hôtel) parle debout à des hommes qui restent assis !

On croit couramment que nous, gens de l’Inde, nous manquons de bonté envers nos domestiques.

Je serais fort aise de voir un balayeur faire la moitié de la besogne que ces terribles dames et demoiselles de race blanche exigent de leur sœur.

Elles lui font transporter dix objets et ne disent pas même merci.

Elle n’a pas de nom, et si vous criez à tue-tête : « Maîtresse d’hôtel », il faut qu’elle vienne. N’est-ce pas dégradant ?