Tout le monde connaît l’officier indigène de cavalerie à la figure bronzée, à la moustache noire, au langage clair.
Les romans le montrent à l’état imaginaire ; la frontière nous le montre à l’état naturel.
Ces hommes qui se trouvent dans la vaste pièce ont son type de figure si fortement marqué, qu’on se demande avec étonnement ce que font des officiers aux environs du fleuve.
Sont-ils venus se faire inscrire comme passagers pour retourner chez eux ?
— Ces hommes-là ? Ce sont des pilotes. Il en est parmi eux qui touchent de deux à trois mille roupies par mois. Ils sont responsables de chargements dont la valeur s’élève parfois à un demi-million de livres.
Certainement, ce sont des hommes, et leur port l’indique assez.
Ils confèrent ensemble par groupes de deux ou trois, et consultent fréquemment les listes d’embarquement.
— Un pilote n’est-il pas un homme, qui porte une jaquette d’étoffe à pointillé et qui crie à travers un porte-voix ?
— Eh bien, vous pouvez, si cela vous plaît, faire cette question à ces gentlemen.
L’idée que vous vous faites d’eux est empruntée à celle des Pilotes de chez vous.