Il n’est pas agréable d’entendre raconter ces choses-là pendant que des hommes dont le regard exprime la faim, et qui sont en guenilles, flânent, grattent, traînent, de l’autre côté de la grille.

Qu’advient-il d’eux, à la fin ?

Ils meurent, à ce qu’il paraît, bien que cela ne soit pas absolument étrange.

Ils meurent en mer de façons singulières et horribles.

Il en est, en petit nombre, qui meurent dans les Kintals, étant perdus, étouffés dans ce vaste évier de Calcutta.

Ils meurent dans de singuliers endroits de la rive et l’Hughli les charrie sous les chaînes d’amarrage et les bouées, pour les rejeter plus loin sur les sables, lorsqu’ils ont échappé à la Police du Fleuve.

Ils prennent la mer parce qu’il faut vivre, et leur labeur n’en finit jamais.

Petit, bien petit est le nombre de ceux qui trouvent enfin un port de n’importe quelle sorte, et la terre, dont ils ne comprennent pas les coutumes, leur est cruelle, quand ils y descendent pour boire et s’amuser, comme des bêtes.

Jack, à terre, fait bonne figure dans un livre, ou sous la jaquette bleue de la Marine royale.

Le Jack de la marine marchande n’est pas aussi charmant.