Plus tard nous verrons à quoi le mènent ses « bamboches ».

V
AVEC LA POLICE DE CALCUTTA

C’était une Cité de Nuit, — de mort peut être. Mais certainement de nuit.

La Cité de l’épouvantable nuit.

Jadis la Police s’estimait responsable.

Elle disait d’un air protecteur qu’elle aimerait mieux promener elle-même un vagabond tout autour de la grande Cité que de le laisser se faire casser la tête de sa propre initiative dans les bouges.

Elle disait qu’il y avait des endroits, bien des endroits, où un blanc, qui ne serait pas secouru par le bras de la Loi, pourrait être volé et cerné par une foule, et qu’il y avait d’autres endroits où des matelots ivres lui rendraient la vie fort difficile.

— Montez au poste-vigie d’incendie, tout d’abord, et alors vous pourrez voir la ville.

C’était au numéro 22 de Lal Bazar où se trouve le Quartier-Général de la Police de Calcutta, le centre de ce grand réseau de fils téléphoniques, où la justice siège jour et nuit, occupée à surveiller un million d’habitants et une population flottante de cent mille personnes.

Mais nous nous occuperons plus tard de sa tâche.

Le poste-vigie est une petite guérite au-dessus du bâtiment à trois étages des Bureaux de la Police.