— Qu’arrive-t-il alors ?

— Il n’arrive rien. La moyenne des décès s’élève quelque peu. C’est tout.

Même en février, la température est telle que dans le haut pays on la qualifierait de lourde et suffocante, mais Calcutta est convaincue que c’est là la saison froide.

Les bruits de la cité s’accroissent maintenant d’une façon imperceptible.

C’est le Calcutta nocturne qui s’éveille et se met en mouvement.

Jack chante joyeusement au café des Marins :

Allons nous réunir sur le fleuve.

Le Beau, le Beau, le Fleuve

On entend un bruit de fers à cheval dans la cour en bas : c’est un homme de la Police montée qui arrive de quelque part ou d’ailleurs à travers une épaisse obscurité.

On entend ensuite la danse de la bourrée exécutée par des sabots de cheval, puis la voix d’un Anglais tâchant de calmer un cheval agité qui a l’air de se dresser sur ses jambes de derrière.