Plusieurs hommes de la Police montée s’en vont dans la profonde nuit.

— Qu’y a-t-il ?

— Un bal au Palais du gouvernement.

Les hommes du Piquet se forment en ligne là-bas ; on fait l’appel.

Les hommes du Piquet sont tous anglais, et même de gros Anglais.

Ils se forment sur quatre et traversent de leur pas cadencé la cour, pour aller s’aligner sur la place du Gouvernement et veiller à ce que le brougham de M. Lollipop ne soit pas mis en pièces par la barouche encombrante aux ressorts C, du Sirdar Chuckerbuky Bahadur et ses deux gallois mal dressés.

Les hommes de la Police de Calcutta sont des hommes fort militaires dans leur organisation, et ceux qui connaissent la composition de leur corps pourraient raconter d’étranges histoires de gentlemen du rang, etc.

En dépit du climat qui use si rapidement, en dépit de la besogne fatigante qui leur incombe, c’est le plus beau corps de cent vingt Anglais qu’on trouve à l’est de Suez.

Écoutez pendant un instant, du poste-vigie, les voix de la nuit, et vous verrez pourquoi elles sont telles.

Deux mille marins de cinquante nationalités sont lâchés tous les dimanches dans Calcutta, et sur ce nombre, il y en a peut-être deux cents qui sont franchement ivres.