Espérons que faute d’avoir exécuté les termes du contrat, le cautionnement ne sera pas perdu, sans quoi les « morts honorés » ne seraient pas contents.
La dalle n’est plus à sa place et prend une sotte attitude contre la tombe.
La grille d’entourage a péri du fait de la rouille, et comme ornements durables, il ne reste plus que des crevasses et des taches, qui sont l’œuvre du temps, et non point celle « d’une larme brûlante, mais inutile ».
Poursuivons notre promenade en faisant de la morale à bon compte, et traînant la robe de la pieuse réflexion par les sentiers entre les tombes.
Voici un gros, un imposant monument consacré à « Lucia », morte en 1776, à l’âge de vingt-trois ans.
Voici également les vers cachés sous le lichen qu’un pouce téméraire a pu ramener à la lumière.
C’est ainsi qu’on écrivait quand on avait le cœur gros, il y a cent seize ans :
A quoi bon l’emblème, à quoi bon la strophe plaintive,
A quoi bon tous les arts qu’a jamais exprimés la sculpture,
Pour dire le trésor que renferment ces murs ?