Le vieux mousquet partit avec un grand bruit, et un jeune buffle poussa un mugissement de douleur.
—Encore de la sorcellerie! crièrent les villageois. Il peut faire dévier les balles... Buldeo, c’était justement ton buffle.
—Qu’est ceci maintenant? dit Mowgli affolé, tandis que les pierres s’abattaient dru autour de lui.
—Ils sont assez pareils à ceux du clan, tes frères d’ici! dit Akela, en s’asseyant avec calme. Il me paraît que si les balles veulent dire quelque chose, on a envie de te chasser.
—Loup! Petit de loup! Va-t’en! cria le prêtre, en agitant un brin de la plante sacrée appelée tulsi.
—Encore? L’autre fois, c’était parce que j’étais un homme. Cette fois, c’est parce que je suis un loup. Allons-nous-en, Akela.
Une femme—c’était Messua—courut vers le troupeau, et pleura:
—Oh! mon fils, mon fils! Ils disent que tu es un sorcier qui peut se changer en bête à volonté. Je ne le crois pas, mais va-t’en, ou ils vont te tuer. Buldeo dit que tu es un magicien, mais moi, je sais que tu as vengé la mort de Nathoo.
—Reviens, Messua! cria la foule. Reviens ou l’on va te lapider!
Mowgli se mit à rire, d’un vilain petit rire sec: une pierre venait de l’atteindre à la bouche: