Ein — zwei — drei — Mutter ! Yah ! Yah ! Yah !

She climb upon der shteeple,

Und she frighten all der people,

Singin’ michnai — ghignai — shtingal ! Yah ! Yah !

C’est ·007 qui couvre ses cent cinquante-six milles en deux cent vingt et une minutes.

LE BISARA DE POOREE

Certains indigènes prétendent qu’il vint de l’autre côté de Kulu, où se trouve le Saphir du Temple, le saphir de onze pouces. D’autres, qu’il fut fabriqué au Sanctuaire-du-Diable de Ao-Chung dans le Thibet, volé par un Cafre, à celui-ci par un Gourkha, à celui-ci par un Lahouli, à celui-ci par un khitmatgar, et vendu par ce dernier à un Anglais, de sorte qu’il perdit toute sa vertu ; car, pour faire convenablement sa besogne, le Bisara de Pooree doit être volé — avec effusion de sang, si possible, — mais, en tous cas, volé.

Toutes ces histoires sur son arrivée dans l’Inde sont fausses. Il fut fabriqué à Pooree il y a des siècles — la façon dont il fut fabriqué ferait la matière d’un petit volume, — y fut volé par une des danseuses du Temple, pour servir à ses propres affaires, et puis passa de main en main, le cap toujours nord, jusqu’à ce qu’il atteignît Hanlé, sans jamais quitter son nom — le Bisara de Pooree. Comme forme, c’est une minuscule boîte d’argent, carrée, enchâssée extérieurement de huit petits rubis balais. A l’intérieur de la boîte, qui s’ouvre au moyen d’un ressort, se trouve un petit poisson sans yeux, sculpté à même une espèce de noix sombre et luisante, et enveloppé d’un lambeau de tissu d’or éteint. C’est le Bisara de Pooree, et il vaudrait mieux prendre dans sa main un cobra que toucher au Bisara de Pooree.

La magie sous toutes ses formes est surannée, et on l’a laissée de côté, sauf dans l’Inde, où rien ne change en dépit du vernis miroitant, superficiel, que les gens appellent « civilisation ».

Tout homme qui sait ce que c’est que le Bisara de Pooree, vous dira quelles sont ses vertus — en supposant toujours qu’il a été honnêtement volé. C’est dans le pays le seul charme d’amour qui travaille régulièrement et soit digne de confiance, à part une exception. (L’autre charme est dans les mains d’un cavalier du Nizam’s Horse, en un lieu appelé Tuprani, au nord exactement de Hyderabab). Vous pouvez regarder cela comme un fait. Je laisse à d’autres le soin de l’expliquer.