Qu’un jeune homme marié est un jeune homme perdu. »
MISS DEERCOURT (de son cheval). — Vraiment, capitaine Mafflin ! Vous parlez plus à cœur ouvert que vous n’êtes poli !
LE CAP. M. (à part). — On dit que le mariage, c’est comme le choléra. Me demande qui sera la prochaine victime.
Une mule de satin blanc glisse de sa manche et tombe à ses pieds. Reste livré à ses réflexions.
LE JARDIN D’ÉDEN
Et vous serez… comme des dieux !
DÉCOR. — Pelouse arômée de thym derrière l’hôtellerie de Mahasu, dominant la petite vallée boisée. A gauche, un aperçu de la Forêt Morte du Fagoo ; à droite, les montagnes de Simla. Tout au fond la ligne des neiges. LE CAP. GADSBY, mari de trois semaines maintenant, fume le calumet de paix sur un tapis au soleil. Banjo et blague à tabac sur le tapis. En l’air, les aigles du Fagoo. MRS. G. sort du bungalow.
MRS. G. — Mon mari !
LE CAP. G. (paresseusement, avec une jouissance intense). — Hein, quo-oi ? Dites-le encore.
MRS. G. — J’ai écrit à maman pour lui annoncer que nous serons de retour le 17.