MRS. G. (promptement). — Parce qu’elle est à vous ou parce qu’elle est moi en personne ?

LE CAP. G. — Parce qu’elle est l’un et l’autre. (Piteusement.) Je ne suis pas très fort, ma chère amie, et je ne crois pas pouvoir me faire comprendre convenablement.

MRS. G. — Je comprends. Pip, voulez-vous me dire quelque chose ?

LE CAP. G. — Tout ce que vous voudrez. (A part.) Je me demande ce qui va venir maintenant.

MRS. G. (hésitante, les yeux baissés). — Vous m’avez raconté une fois, dans le temps jadis — il y a des siècles et des siècles — que vous aviez été fiancé déjà auparavant. Je n’ai rien dit… alors.

LE CAP. G. (naïvement). — Pourquoi cela ?

MRS. G. (levant les yeux sur ceux de son mari). — Parce que — parce que j’avais peur de vous perdre, mon cœur. Mais maintenant… racontez-le… s’il vous plaît.

LE CAP. G. — Il n’y a rien à raconter. J’étais alors terriblement vieux — presque vingt-deux ans — et elle avait au moins cela.

MRS. G. — Ce qui veut dire qu’elle était plus vieille que vous. Je n’aimerais pas qu’elle eût été plus jeune. Eh bien ?

LE CAP. G. — Eh bien ! je me crus amoureux et en raffolai quelque peu, et… oh ! oui, ma parole, je me livrai à la poésie. Ha, ha !