MISS T. (à part). — Oh, zut ! il va croire que je suis en quête de compliments. (Haut.) Non, ceux de Péliti, naturellement.

LE CAP. G. (avec enthousiasme). — Pas à comparer avec ceux-ci. Comment les faites-vous ? Je ne peux arriver à ce que mon khansamah[1] comprenne la plus simple chose en dehors du mouton et du poulet.

[1] Cuisinier indigène.

MISS T. — Oui ? Je ne suis pas un khansamah, vous savez. Peut-être que vous lui faites peur. Il ne faut jamais faire peur à un domestique. Il perd la tête. C’est de très mauvaise politique.

LE CAP. G. — Il est d’une si effroyable bêtise.

MISS T. (se croisant les mains sur les genoux). — Il faudrait l’appeler tout tranquillement et lui dire : « O khansamah jee ! »

LE CAP. G. (commençant à s’intéresser). — Oui ! (A part.) Imaginez ce petit poids-léger disant : « O khansamah jee » à mon farouche Mir Khan !

MISS T. — Puis vous lui expliqueriez le dîner, plat par plat.

LE CAP. G. — Mais je ne sais pas parler le langage du pays.

MISS T. (d’un air protecteur). — Vous devriez passer l’examen des langues orientales et essayer.