MRS. G. — Peu importe ; vous ne vous inquiétez pas de ce que je dis. Seulement… seulement vous vous levez pour arpenter la pièce, en regardant devant vous, et alors Mafflin arrive pour dîner, et une fois que je suis dans le salon, je vous entends, vous et lui, causer, causer, causer, de choses que je ne peux pas comprendre, et… oh ! je deviens si lasse et me sens si seule !… Je ne cherche pas à me plaindre ni à être un sujet d’ennui, Pip ; mais c’est comme cela… oui, c’est comme cela !
LE CAP. G. — Ma pauvre chérie ! Je n’y ai jamais pensé. Pourquoi n’invitez-vous pas à dîner quelques gens agréables ?
MRS. G. — Des gens agréables ! Où donc les trouver ? D’horribles toupies ! Et si je le faisais, cela ne m’amuserait pas. Vous savez que je ne veux que vous.
LE CAP. G. — Et vous m’avez à coup sûr, amour ?
MRS. G. — Je ne vous ai pas ! Pip, pourquoi ne me faites-vous pas entrer dans votre existence ?
LE CAP. G. — Plus que je ne fais ? Ce serait difficile, chère amie.
MRS. G. — Oui, je le suppose… à vos yeux. Je ne vous suis d’aucune aide… nullement un compagnon ; et vous aimez mieux qu’il en soit ainsi.
LE CAP. G. — N’êtes-vous pas quelque peu déraisonnable, chaton ?
MRS. G. (frappant du pied). — Je suis la femme la plus raisonnable du monde… lorsqu’on me traite d’une façon convenable.
LE CAP. G. — Et depuis quand vous ai-je traitée d’une façon qui ne fût pas convenable ?