Leo fut le dernier des Enfants du Zodiaque. Après sa mort il surgit une race de petits hommes vils, qui pleurnichaient, geignaient et se lamentaient parce que les Maisons les tuaient eux et les leurs, eux qui souhaitaient vivre à jamais sans la moindre souffrance. Ils n’accroissaient pas le nombre de leurs jours, mais ils accroissaient déplorablement leurs peines, et il n’y avait plus d’Enfants du Zodiaque pour les guider, et la plupart des chants de Leo s’étaient perdus.

Mais il avait gravé sur la tombe de Virgo la dernière strophe du chant de Virgo, qui figure en tête de ce récit.

Un enfant des hommes, venu des milliers d’années après, la débarrassa du lichen, lut les vers, et les appliqua à un autre malheur que celui où les avait destinés Leo. Comme c’était un homme, les hommes crurent qu’il avait composé ces vers lui-même ; mais ils sont l’œuvre de Leo, l’Enfant du Zodiaque, et ils enseignent comme il l’enseignait, que quelque chose qui nous arrive ou non, nous autres hommes n’en devons pas être effrayés.

FIN

IMPRIMERIE NELSON, ÉDIMBOURG, ÉCOSSE
PRINTED IN GREAT BRITAIN