« Il y en avait quelques-uns qui ne riaient pas. Ils prenaient au sérieux cette histoire de présentation, car ils connaissaient les éléphants. Alors nous nous élançâmes tous en avant par-dessus les canons et au travers des pattes d’éléphants (Dieu ! je m’étonne que la moitié des compagnies n’aient pas été broyées) et la première chose que je vis ce fut Térence ici présent, avec une mine de papier mâché, qui descendait la pente en compagnie d’un sergent.

«  — Vrai, que je dis, j’aurais dû me douter qu’il était mêlé à une pareille histoire de brigands, que je dis… » Maintenant, raconte ce qui est arrivé de ton côté.

«  — J’étais en suspens tout comme toi, petit homme, écoutant les bruits et les gars qui chantaient. Puis j’entends chuchoter, et le major qui dit :

«  — Laissez-nous tranquilles, à réveiller mes malades avec vos blagues d’éléphants.

« Et quelqu’un d’autre réplique tout en colère :

«  — C’est une blague qui arrête deux mille hommes dans le Tangi. Ce fils du péché de sac à foin d’éléphant dit, ou du moins les mahouts disent pour lui, qu’il veut voir un ami, et qu’il ne lèvera pied ni patte avant de l’avoir rencontré. Je m’esquinte à lui présenter des balayeurs et des coolies, et son cuir est plus lardé de piqûres de baïonnettes qu’une moustiquaire de trous, et je suis ici par ordre, mon bon monsieur le major, pour demander si quelqu’un, malade ou bien portant, ou vivant ou mort, connaît un éléphant. Je ne suis pas fou, qu’il dit, en s’asseyant sur une boîte de secours médicaux. Ce sont les ordres que j’ai reçus, et c’est ma mère, qu’il dit, qui rirait bien de me voir aujourd’hui le plus grand de tous les idiots. Est-ce que quelqu’un ici connaît un éléphant ?

« Pas un des malades ne pipa mot.

«  — Vous voilà renseigné, que dit le major. Allez.

«  — Arrêtez, que je dis, réfléchissant confusément dans ma couchette, et je ne reconnaissais plus ma voix. Il se trouve que j’ai été en relations avec un éléphant, moi, que je dis.

«  — Il a le délire, que dit le major. Voyez ce que vous avez fait, sergent. Recouchez-vous, mon ami, qu’il dit, en voyant que je cherchais à me lever.