C'est là un fait qu'il faut bien admettre; qu'un autre se charge de l'explication.

Si le Bisara, au lieu d'être volé, est donné ou acheté ou trouvé, il retourne son pouvoir contre son possesseur en trois ans, et le mène à la ruine et à la mort.

Voilà un second fait dont vous chercherez l'explication quand vous en aurez le temps.

D'ici là, vous pouvez en rire.

Pour le moment, le Bisara est en sûreté sur le cou d'un poney qui traîne un ekka, à l'intérieur du collier de grains de verre bleu qui éloigne le Mauvais Œil.

Si jamais le conducteur de l'ekka le trouve, et qu'il le porte, ou le donne à sa femme, je le plains.

En 1884, le Bisara appartenait à une vieille et très sale coolie des montagnes, une goitreuse de Theog.

J'arrivai à Simla, venant du nord, avant qu'il ne fût acheté par le valet de Churton. Ce valet le vendit, trois fois sa valeur en argent, à Churton, qui collectionnait des curiosités.

Le valet ne savait pas mieux que le maître ce qu'il avait acheté. Mais quelqu'un jeta un coup d'œil sur la collection de Churton—qui, disons-le en passant, était commissaire adjoint. L'homme renseigné vit l'objet et ne dit mot.

C'était un Anglais, mais il savait croire. Cela prouve qu'il différait des autres Anglais.