L'Homme le prit, alla aussitôt sur la route charretière, y trouva un poney d'ekka, qui avait un collier de verroterie bleue, fixa le Bisara de Pooree en dedans, avec des cordons de souliers, et remercia le ciel d'être hors de danger.

Retenez bien ceci: au cas où vous trouveriez le Bisara de Pooree, vous ne devez pas le détruire. En ce moment-ci je n'ai pas le temps de vous expliquer pourquoi, mais sa vertu réside dans le petit poisson de bois. M. de Gubernatis ou Max Müller pourraient vous en dire plus long que moi sur ce sujet.

Vous allez dire que cette histoire est fabriquée de toutes pièces.

Très bien.

Si jamais vous trouvez une petite boîte d'argent, de sept huitièmes de pouce de long sur trois quarts de pouce de large, sertie de rubis, dans laquelle se trouve un petit poisson en bois brun, enveloppé de drap d'or, gardez-la. Gardez-la trois ans, et alors vous saurez par vous-même si mon histoire est vraie ou fausse.

Faites mieux encore: volez-la, à l'instar de Pack, et vous regretterez de n'avoir pas commencé par vous suicider.

L'AMI D'UN AMI

Pourquoi avez-vous égorgé l'étranger?—Il m'a apporté le déshonneur… J'ai sellé ma jument Bijli, je l'ai placé sur elle. Je lui ai donné du riz et de la viande de chèvre. Il m'a exposé tout nu aux rires. Quand il fut sorti de ma tente, je le poursuivis d'un pas rapide, une épée à la main. Il était gorgé de vin capiteux. Sous les étoiles il me railla. C'est pourquoi je l'ai tué.

(Hadramauti.)

Ce récit doit être conté en employant la première personne: cela pour plusieurs raisons.

L'homme que je me propose de démasquer est Tranter, du pays de Bombay. Je veux que Tranter soit blackboulé à son Club, divorcé d'avec sa femme, chassé de l'administration et jeté en prison, à moins que je ne reçoive de lui des excuses écrites. Je désire mettre l'univers sur ses gardes contre Tranter, du pays de Bombay.