En second lieu, il se vantait d'avoir le doigt sur le pouls de la vie indigène, et c'était vrai.
En tant qu'élève d'Oxford, il me paraissait fat: il étalait toujours son éducation. En tant que fakir mahométan, en tant que Mac Intosh Jellaludin, il était exactement comme je le désirais pour mon but.
Il fuma plusieurs livres de mon tabac et m'apprit plusieurs onces de choses qui valaient la peine d'être connues, mais il ne voulut jamais accepter aucun de mes présents: pas même quand vint la saison froide, et que sa pauvre poitrine décharnée se contracta sous le mince habit d'alpaga.
Il se mit dans une grande colère, comme si je l'avais insulté, et dit qu'il n'entendait point aller à l'hôpital.
Il avait vécu comme une bête, et il prétendait mourir comme un être doué de raison, comme un homme.
La maladie qui le tua réellement, fut la pneumonie, et le soir de sa mort il m'envoya un papier sale où il me priait de venir le voir et de l'aider à mourir…
La femme indigène pleurait à côté du lit.
Mac Intosh, enveloppé dans une couverture de coton, était trop faible pour rejeter un manteau de fourrure qu'on étendit sur lui. Il montra une grande activité intellectuelle, et ses yeux pétillaient.
Quand il eut injurié le docteur, qui était venu avec moi, en termes si grossiers que le vieillard s'en alla indigné, il pesta pendant quelques minutes contre moi, puis se calma.
Alors il dit à sa femme d'aller lui chercher «Le Livre» qui était dans un trou du mur.