Et c'était vrai.

Après un mois de cette folie, les exigences de son autre vie obligèrent Tréjago à témoigner des attentions particulières à une dame de sa connaissance.

Vous pouvez être certain que n'importe quel fait de ce genre est relevé et discuté, non seulement par les gens de votre propre race, mais encore par cent cinquante indigènes.

Tréjago dut se promener avec cette dame et causer avec elle à la musique.

Il dut faire avec elle une ou deux promenades en voiture. Il n'eut pas un instant l'idée que cela pouvait avoir quelque influence sur sa vie secrète, qui lui était la plus chère.

Mais les nouvelles volèrent de la façon mystérieuse que l'on connaît, de bouche en bouche, jusqu'au jour où la duègne de Bisesa l'apprit et en parla à Bisesa.

La petite fut si troublée qu'elle fit tout de travers sa besogne domestique, et qu'en conséquence la femme de Durga Charan la battit.

Une semaine plus tard, Bisesa reprocha ce flirt à Tréjago.

Elle n'entendait rien aux nuances et parlait à cœur ouvert.

Tréjago en rit. Bisesa battit le sol de ses petits pieds, de ses pieds menus, aussi légers que des fleurs de soucis, et qui auraient tenu dans une main d'homme.