Alors il s'esquiva dans sa petite robe de chambre en flanelle rouge et son costume de nuit, et vint se réfugier auprès de son père, sachant bien qu'on ne le renverrait pas.

—Vous voyez combien on est malheureux d'avoir de la famille, dit le père de Tods, en donnant à celui-ci trois prunes et de l'eau, dans un verre où l'on avait bu du bordeaux, et en lui recommandant de se tenir tranquille.

Tods suça lentement les prunes, car il savait qu'il lui faudrait partir dès qu'il aurait fini, et dégusta l'eau rougie comme un homme du monde, en écoutant la conversation.

Bientôt le conseiller juridique, parlant «métier» à un chef de service, mentionna son projet de loi, en le désignant de tout son titre: «Le règlement revisé Ryotwary pour les régions du pied des montagnes.»

Tods saisit au vol le seul mot indigène, et enflant sa voix fluette, dit:

—Oh! je sais tout ça! Est-ce qu'il a été murramutté, conseiller Sahib?

—Hein? quoi? dit le conseiller juridique.

Murramutté… corrigé, vous savez bien, arrangé, pour faire plaisir à Ditta Mull?

Le conseiller juridique quitta sa place pour en prendre une autre à côté de Tods.

—Qu'est-ce que tu connais, en fait de Ryotwary, mon petit homme? dit-il.