Quand Pinecoffin se fut un peu étonné de la rage d'information qui s'était emparée de Nafferton, il lui envoya une monographie de cinquante et une pages sur «les produits tirés du cochon».

Cela le conduisit, sous la délicate impulsion de Nafferton, droit aux usines de Cawnpore, à l'industrie des peaux de cochon pour sellerie et, de là, à la tannerie.

Pinecoffin écrivit que la graine de grenadier était la meilleure substance qu'il y eût pour traiter la peau de cochon, et donna à entendre,—car les quatorze mois précédents l'avaient fatigué,—que Nafferton ferait bien d'élever ses cochons avant de songer à tanner leur peau.

Nafferton revint à la deuxième section de sa cinquième question.

Était-il possible, et comment était-il possible d'élever le porc exotique pour qu'il fournît autant de viande qu'en Occident, «tout en gardant l'aspect hirsute qui caractérise son congénère d'Orient»?

Pinecoffin fut abasourdi, car il avait oublié ce qu'il avait écrit seize mois auparavant, et il se figura qu'il s'agissait de remettre toute la question sur le tapis.

Il était trop bien pris dans ce piège affreux pour pouvoir battre en retraite.

Dans un moment de faiblesse, il écrivit:

«Reportez-vous à ma première lettre» (laquelle traitait du cochon dravidien).

En fait, Pinecoffin avait encore à traiter la question de l'acclimatation, car il s'était lancé dans une digression sur la fusion des types.