Dès le premier jour de notre liaison de mauvais augure, j’eus conscience que la passion d’Agnès était une passion plus forte, plus dominatrice,—et si je puis employer cette expression—un sentiment plus pur que le mien.

Reconnaissait-elle ce fait, alors? Je ne saurais le dire.

Par la suite, il devint pour nous deux d’une cruelle évidence.

Arrivés à Bombay pendant le printemps, nous nous rendîmes à nos destinations respectives, et nous ne nous revîmes plus pendant les trois ou quatre mois qui suivirent.

Alors mon congé et son amour nous amenèrent tous deux à Simla.

Nous y passâmes la saison ensemble.

Mon feu de paille y flamba pour mourir piteusement avec la fin de l’année. Je ne cherche point à m’excuser. Je ne prétends point me disculper.

Mistress Wessington avait fait bien des sacrifices pour moi. Elle était prête à tout quitter.

En août 1882, elle apprit de ma propre bouche que j’en avais assez de sa présence, que j’étais las de sa compagnie, que le son de sa voix m’était une fatigue.

Quatre-vingt-dix-neuf femmes sur cent se seraient lassées de moi, comme je me déclarais las d’elle. Sur le même nombre, soixante-quinze se seraient promptement vengées par un flirt actif, bien manifeste avec d’autres hommes.