Elle vit dans ma figure quelque chose qui l’arrêta soudain.

—Quoi! Jack, s’écria-t-elle. Qu’avez-vous fait? Qu’est-il arrivé? Êtes-vous malade?

Acculé ainsi à un mensonge formel, je dis que je m’étais trop exposé au soleil.

Il était cinq heures du soir, d’une soirée brumeuse d’avril. Le soleil ne s’était pas montré de tout le jour.

Je m’aperçus de ma faute dès que j’eus parlé. Je fis une tentative pour la rattraper. Je bafouillais sans remède et, en proie à une rage indicible, je suivis Kitty dehors, accompagné des sourires des gens qui me connaissaient.

Je trouvai quelques mots pour m’excuser (lesquels? je les ai oubliés). J’alléguai que je me sentais défaillir, et je rentrai au trot à mon hôtel, laissant Kitty terminer, toute seule, la promenade à cheval.

Arrivé dans ma chambre, je m’assis et tentai de me débarrasser du cauchemar en raisonnant avec calme.

Me voilà donc, moi, Théobald Jack Pansay, fonctionnaire civil du Bengale, ayant reçu une bonne éducation.

Nous sommes en l’an de grâce 1885.

Il est à présumer que je jouis de tout mon bon sens.