Ceux-là errent par les chemins, à la tombée de la nuit, ou se cachent dans les champs de blé aux alentours des villages et se répandent en appels séducteurs. Mais quand on répond à leur invitation, c’est la mort dans ce monde et dans l’autre.
Ils ont les pieds retournés à l’envers, afin que tous les hommes qui ont leur sang-froid puissent les reconnaître.
Ce sont encore les fantômes des petits enfants qu’on a jetés dans les puits.
Ceux-là sautent les margelles des puits et les lisières des jungles. Ils poussent des gémissements à la lueur des étoiles, ou saisissent les femmes par le poignet, et implorent pour qu’on les soulève et les emporte.
Toutefois ces fantômes-là et ceux qui ont l’air de cadavres, sont de purs articles indigènes; ils ne s’attaquent pas aux sahibs.
On n’a aucune preuve authentique indiquant qu’ils aient jamais terrifié un Anglais, mais bien des fantômes anglais ont fait mourir de frayeur des blancs et des noirs.
Une station sur deux, au moins, a son fantôme.
On dit qu’il y en a deux à Simla, sans compter la femme qui met en mouvement le soufflet à la maison de poste de Syree sur l’Ancienne Route.
Mussoorie possède une maison hantée par un fantôme plein d’entrain.
Une dame blanche passe pour remplir les fonctions de veilleur de nuit autour d’une maison de Lahore.