A Dalhousie, on rapporte qu’une des maisons rejoue les soirs d’automne tous les épisodes d’un horrible accident qui, dans un précipice, coûta la vie à un cavalier et à sa monture.

Murrée a un fantôme gai et, maintenant que le choléra y a donné un coup de balai, elle va en avoir un qui sera mélancolique.

A Mian Mir, ce sont les logements des officiers, dont les portes s’ouvrent toutes seules, et dont les meubles sont, affirme-t-on, sujets à des bruits de craquement, dûs, non point à la chaleur de juillet, mais au poids des Invisibles qui s’étirent sur les chaises.

Peshawar compte quelques maisons que personne ne louerait volontiers.

Il y a quelque chose de mauvais—et ce n’est point la fièvre,—dans un grand bungalow d’Allahabad.

Quant aux anciennes provinces, elles fourmillent littéralement de maisons hantées et des armées de fantômes manœuvrent le long de leurs principales artères.

Plusieurs des relais de poste, sur la grande route centrale, ont de commodes petits cimetières dans leur enceinte, qui attestent «les changements et les hasards de cette vie mortelle» au temps où les gens faisaient en voiture le trajet de Calcutta au nord-ouest.

Ces bungalows sont des endroits où on ne s’installe point sans protester.

Généralement, ils sont très vieux, toujours sales, et le Khansamah y est aussi vétuste que le bungalow. Tantôt, il est affecté de loquacité sénile, tantôt, il tombe dans les longues somnolences de l’âge.

Dans ces deux états, il n’est bon à rien.