Otis Yeere n’avait pas besoin d’être stimulé.

Pensez à un homme qui a, pour le soutenir, les conseils d’une femme qui est femme du monde ou plus encore. Tant qu’il gardera sa possession de lui-même, il pourra s’entretenir avec les deux sexes sur un pied d’égalité.

C’est un avantage que la Providence ne voulut jamais imaginer, elle, qui créa l’homme certain jour, et la femme, le lendemain, afin de bien indiquer par là que l’un ne connaîtrait qu’un tout petit peu de la vie de l’autre.

Un tel homme va loin, ou bien, privé du conseil qui l’étayait, il s’affaisse brusquement, et les gens de son monde se mettent à chercher pourquoi.

Grâce à la savante stratégie de mistress Hauksbee, qui avait en outre à sa disposition la science de mistress Mallowe, Otis Yeere, fier de lui-même, et ayant fini par croire en lui-même parce que d’autres y croyaient, était prêt à s’élever à toutes les grandeurs qui pourraient lui advenir, et il était sûr que toutes choses tourneraient bien.

Il combattrait de ses propres armes. Il avait résolu que ce nouvel effort aboutirait à un résultat plus heureux que la première capitulation consentie par un «assistant» désespéré.

Qu’aurait-il pu arriver? Il est impossible de le dire. L’événement lamentable se produisit: il fut le résultat direct de l’assertion, émise par mistress Hauksbee, qu’elle passerait la saison suivante à Darjeeling.

—Êtes-vous absolument décidée à cela? dit Otis Yeere.

—Absolument. Nous écrivons maintenant pour retenir un logement.

Otis Yeere eut «un arrêt brusque», comme s’exprima mistress Hauksbee en discutant avec mistress Mallowe au sujet de la rechute.