Elle.—Rien; il faudra vous accoutumer à mes façons. Si je vous ennuie, je puis retourner à la maison. Voici le capitaine Cogleton qui arrive. Je crois pouvoir dire qu’il s’empressera de m’escorter.
Lui.—Où! et entre nous encore! Au diable le capitaine Cogleton!
Elle.—Courtois chevalier! Est-ce votre ordinaire de jurer souvent en causant? Ça détonne un peu, et vous pourriez jurer après moi.
Lui.—Mon ange... je ne savais ce que je disais. Vous faites volte-face si vite que je ne puis vous suivre. Je me couvrirai de poussière et de cendres, en guise d’excuses...
Elle.—Il y en aura assez, plus tard.—Bonsoir, capitaine Cogleton, vous allez chanter? Les chœurs se forment-ils déjà? Quelles danses vous réserverai-je la semaine prochaine? Non! vous devez les avoir inscrites tout de travers. La cinquième et la septième, ai-je dit. Si vous vous êtes trompé, je ne veux pas en subir les conséquences. Il faut que vous changiez votre programme.
Lui.—Je croyais vous avoir entendu dire que vous n’étiez pas beaucoup sortie, cette saison.
Elle.—C’est très vrai, mais quand je sors, je danse avec le capitaine Cogleton. Il est si bon danseur!
Lui.—Et vous vous reposez dehors avec lui, je suppose?
Elle.—Oui; y trouvez-vous à redire? Dois-je désormais rester sous le boisseau?
Lui.—De quoi vous parle-t-il?