—N’est-ce pas toi qui t’appelles Bataki, le corbeau, et qui es l’ami d’Akka de Kebnekaïse? demanda-t-il?
L’oiseau le fixa, puis hocha trois fois la tête.
—Serait-ce toi qui voles en compagnie des oies sauvages et qu’on appelle Poucet?
—C’est bien moi, acquiesça Nils.
—Quelle chance de t’avoir rencontré! Tu pourras peut-être me dire qui a tué cette couleuvre?
—C’est la pierre que j’ai fait rouler sur elle qui l’a écrasée, dit Nils, et il raconta ce qui était arrivé.
—C’est très bien, pour un petit bonhomme comme toi, dit le corbeau. J’ai un ami par ici qui sera bien heureux d’apprendre la mort de cette couleuvre, et je serais content de pouvoir à mon tour te rendre service.
Bataki avait détourné la tête et prêtait l’oreille.
—Écoute! dit-il, Karr n’est pas loin. Comme il sera heureux!
Nils écouta à son tour.