Nous entrons dans la troisième période de ce procès mémorable, période non moins aiguë que les précédentes, où devront s’effacer devant la vérité toute nue, tous ceux qui, pour des raisons de lucre, avaient cru devoir prendre position contre sa manifestation.
Quant à cette vérité que tous les honnêtes gens réclament, je compte sur vous, mon cher monsieur H. Rochefort, pour m’aider à la faire éclater, dussiez-vous après solliciter le pardon de Léon XIII.
Je vous salue bien,
DURANDIN.
Je ne déduis rien de cette lettre ; je n’y ajoute rien. Je la publie, parce qu’on m’en a laissée libre, et que je crois que c’est aujourd’hui le devoir. Mais j’y insiste — car je tiens à ce que le fait soit acquis — sans aucune sorte de commentaires.
⁎
⁎ ⁎
La fabrication du faux de 1896 est imputable, la chose est établie, à un triple personnel : instigation, entremise, main-d’œuvre.
Le colonel Henry, esprit faussé, cerveau capable d’assimilation, mais hors d’état de concevoir par lui-même, fut-ce le crime, fut le complice, je dirai presque le comparse, l’intermédiaire effectif entre la pensée et l’acte.
Il ne venait que secondairement, sur l’échelle des responsabilités, dans la hiérarchie des coupables ; et il s’est trouvé le plus durement châtié, il a eu, au moins, le courage de l’expiation.
Les instigateurs... l’immanente justice s’en chargera.