Bien entendu, on le traite de cosmopolite et de sans-patrie !

Ce que j’avance là, j’en ai eu la preuve sous les yeux, entre les mains ; ce ne sont point paroles à la légère.

M. Basch, élevé au lycée Condorcet ; sorti premier pour la licence ; boursier pour l’agrégation grâce à Caro ; francisé le 9 décembre 1887 (rappelez-vous que le Code interdit toute démarche avant la majorité de l’intéressé), voulant être soldat à toute force et doublement dispensé, ne pouvait que s’engager dans la Légion étrangère.

Or, il était marié et père de deux enfants : cela valait un peu d’hésitation.

Il préféra demander un tour de faveur au ministre de la guerre d’alors, lequel était M. de Freycinet, qui lui fit (par lettre en possession du destinataire) répondre de se présenter dès l’ouverture d’une période d’examen.

Ceci date d’il y a des années : aucune période d’examen ne s’ouvrit ; on annonce que la chose va se produire incessamment

Las d’attendre, le jeune professeur tira au sort.

Si je m’attarde sur ce point, c’est parce que je songe combien ils furent abusés, les étudiants qui s’en furent devant le Palais des Facultés, barrer la route au maître s’en allant faire son cours.

Dans la matinée, un groupe, sous ses fenêtres, était déjà venu l’avertir :

— Tu n’iras pas faire ton cours ! A bas Basch ! A bas Basch !