13 Pyrrhus, roi d'Épire, combattant en faveur des Tarentins, trouva un semblable avantage dans ses éléphants, pour mettre le désordre dans l'armée romaine.
14 Les Carthaginois ont souvent fait usage de ce moyen contre les Romains.
15 Les Volsques étant campés dans un lieu environné de broussailles et de bois, Camille incendia tout ce qui pouvait communiquer le feu jusqu'à leurs retranchements, et les obligea ainsi d'abandonner leur camp.
16 P. Crassus, pendant la guerre Sociale, fut surpris de la même manière avec toute son armée.
17 Les Espagnols, dans un combat contre Hamilcar, placèrent à leur front de bataille des chariots attelés de boeufs et chargés de bois résineux, de suif et de soufre, et y mirent le feu quand on donna le signal de l'attaque. Les boeufs, dirigés contre l'armée ennemie, y jetèrent l'épouvante et le désordre.
18 Les Falisques et les Tarquiniens revêtirent d'habits sacerdotaux un certain nombre des leurs, qui s'avancèrent, semblables à des furies, agitant des torches et des serpents, et épouvantèrent l'armée romaine.
19 Les Véiens et les Fidénates eurent le même succès, en s'armant de torches enflammées.
20 Athéas, roi des Scythes, combattant l'armée des Triballiens, qui était plus nombreuse que la sienne, ordonna aux femmes, aux enfants, et à tous ceux qui étaient peu propres au combat, d'aller, avec des troupeaux d'ânes et de boeufs, derrière l'armée ennemie, et de se montrer lances dressées; puis il répandit le bruit que c'étaient des renforts venus des extrémités de la Scythie. L'ennemi le crut, et prit la fuite.
V. Des embûches.
1 Romulus s'étant approché des murs de Fidènes, après avoir embusqué une partie de ses troupes, simula une retraite, et attira ainsi à sa poursuite les Fidénates jusqu'au lieu où étaient cachés les siens. Ceux-ci, voyant leurs ennemis en désordre et sans méfiance, fondirent sur eux de toutes parts, et les taillèrent en pièces.