— Oui, pourquoi ? répéta-t-il avec amertume. Pourquoi ? Pourquoi êtes-vous venu… nous déranger ? Vous ne savez pas quel mal vous nous faites ! Vous ne le savez pas, mon ami !

— Je sais du moins quel bien je cherche, répliquai-je, entièrement abasourdi de cette volte soudaine et inexplicable. Je n’en ai jamais fait secret, et je n’en fais pas secret non plus à cette heure. Personne ne fut jamais plus mal traité que moi par vos parents. Votre attitude présente me force à vous le dire. Mais quand je verrai Mme la marquise, demain, je saurai lui dire qu’il en faudrait bien davantage encore pour me faire changer. Je lui dirai…

— Si vous la voyiez !… Mais vous ne la verrez pas ! répliqua-t-il.

— Que si fait, je la verrai !

— Je vous dis que non !

Mme Catinot intervint.

— Oh ! n’ajoutez rien ! exclama-t-elle, d’une voix qui dénotait trop bien son angoisse. Je croyais que vous étiez une paire d’amis, monsieur Louis ? Et maintenant… maintenant que le hasard vous remet en présence…

— Plût au ciel qu’il ne l’eût pas fait ! s’écria-t-il, en laissant retomber les bras d’un geste désespéré.

Et il fit quelques pas désordonnés par la chambre.

Elle le considéra.