de la comtesse de Champagne (1174).
André rapporte neuf jugements prononcés par la comtesse de Champagne.
Il cite deux jugements prononcés par la comtesse de Flandre.
Jean de Nostradamus, Vie des poètes provençaux, dit (page 15):
«Les tensons étaient disputes d'amours qui se faisaient entre les chevaliers et dames poètes entre-parlant ensemble de quelque belle et subtile question d'amours; et où ils ne s'en pouvaient accorder, ils les envoyaient, pour en avoir la définition, aux dames illustres présidentes, qui tenaient cour d'amour ouverte et planière à Signe et Pierrefeu, ou à Romanin, ou à autres, et là-dessus, en faisaient arrêts qu'on nommait LOUS ARRESTS D'AMOURS.»
Voici les noms de quelques-unes des dames qui présidaient aux cours d'amour de Pierrefeu et de Signe:
- «Stephanette, dame de Brulx, fille du comte de Provence;
- «Adalarie, vicomtesse d'Avignon;
- «Alalète, dame d'Ongle;
- «Hermissende, dame de Posquières;
- «Bertrane, dame d'Urgon;
- «Mabille, dame d'Yères;
- «La comtesse de Dye;
- «Rostangue, dame de Pierrefeu;
- «Bertrane, dame de Signe;
- «Jausserande de Claustral.»
Nostradamus, page 27.
Il est vraisemblable que la même cour d'amour s'assemblait tantôt dans le château de Pierrefeu, tantôt dans celui de Signe. Ces deux villages sont très voisins l'un de l'autre, et situés à peu près à égale distance de Toulon et de Brignoles.
Dans la Vie de Bertrand d'Alamanon, Nostradamus dit: