«—Depuis les Glorieuses, il n'y a plus de pékins, dit le comte V... avec amertume. Faisons trêve à tout ce qui est personnel.»
Il rappela le baron Thérance el ordonna au capitaine Blessin de rester.
«Quels sont les meneurs ici?» demanda-t-il.
Le général répondit:
«—MM. de Pointcarré et de Puy-Laurens sont les chefs apparents, et une espèce d'intrigant qu'on appelle le docteur Dupoirier; c'est le premier médecin de la ville. Le prêtre Olive mène toutes les femmes pieuses, depuis la plus jolie jusqu'à la plus laide. Cela est réglé comme un papier de musique. Voyez si, au dîner que le préfet nous donnera, il y aura un seul invité hors des administrateurs payés. Informez-vous si un seul de ceux qui ne sont pas nobles est admis chez Mme d'Hocquincourt ou chez Mme de Puy-Laurens.
«—Quelles sont ces dames?
«—C'est de la noblesse riche. Mme d'Hocquincourt est la plus jolie femme de la ville. Il y a aussi les maisons de Puy-Laurens, de Marcilly, où M. l'évêque est reçu comme un général en chef; et du diable si jamais un seul d'entre nous y met le nez.
Savez-vous où M. le Préfet passe ses soirées? Chez une épicière, Mme Berchu; le salon est dans l'arrière-boutique. Ah! voilà ce qu'il n'écrit pas au ministre.
Enfin, il n'est pas jusqu'à Mme Grandet...
«—Quelle Mme Grandet?