«Il est tard, la ville est encombrée, il s'agit d'avoir un logement,» me dit-il peu après.
Et nous quittâmes le municipal, ancien capitaine, après lui avoir bien dit son fait.
Le lendemain, étant à cheval, sur la route de Villeneuve, M. Burelviller m'interrogea sur ma façon de faire des armes.
Il fut stupéfait quand je lui avouai ma complète ignorance. Il me fit mettre, ce me semble, en garde, à la première fois que nous nous arrêtâmes pour laisser pisser nos chevaux.
«Et qu'auriez-vous donc fait, si ce chien d'aristocrate était sorti avec nous?
—J'aurais foncé sur lui.»
Apparemment que ce mot fut dit comme je le pensais.
Le capitaine Burelviller m'estima beaucoup depuis et me le dit.
Il fallait que ma parfaite innocence et totale absence du mensonge fût bien évidente pour donner de la valeur à ce qui, dans tout autre position, eût été une blague tellement grossière.