Qui seras la dernière au dernier de mes jours.

II

Hélas! j'ai trop songé sous les blêmes ténèbres

Où les astres ne sont que des bûchers lointains,

Pour croire qu'échappé de ses voiles funèbres

L'homme s'envole et monte à de plus beaux matins;

J'ai trop vu sans raison pâtir les créatures,

Pour croire qu'il existe au delà d'ici-bas

Quelque plaisir sans pleurs, quelque amour sans tortures,

Quelque être ayant pris forme et qui ne souffre pas.